Mais traduit en phrases, le film est trahi. Le symbolisme primaire et le carnaval morbide, que peut faire légitimement redouter ce trop bref résumé, sont effacés par la tragique grandeur de ce conflit, la passion violente et poétique du réalisateur. De ce nouveau traité de bave et de mort, ce n’est point l’horreur qui se dégage, mais la poésie.

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De toutes les manières de crier, après Gide, la fameux « Familles, je vous hais », Marco Bellocchio a choisi la plus frénétique, la plus exaltée. C’était prendre des risques énormes, pour un premier film, à 25 ans. Mais chez Bellocchio, maturité artistique et maturité psychologique vont de pair. De la révolte incertaine, passionnelle, anarchique des adolescences, Godard fournit le procès verbal, et Bellocchio le grand opéra. " Source et suite : http://www.italieaparis.net/actualite/news/poings-marco-b... .. En salle le 24 mars 2010 .. et la bande annonce